Trafic des enfants: Des comités départementaux en place dans le Sud-Comoé

Trafic des enfants: Des comités départementaux en place dans le Sud-Comoé

jeudi, 12 janvier 2017 10:33
Trafic des enfants: Des comités départementaux en place dans le sud Comoé Trafic des enfants: Des comités départementaux en place dans le sud Comoé Crédits: Archives ( DR)

La région du Sud-Comoé s’investit pleinement dans la lutte contre le trafic transfrontalier et le travail des enfants. Pour parvenir à la réalisation de l’objectif de « zéro trafic d’enfant » au cours de l’année 2017, elle se donne les moyens sur le terrain. La première phase de cette stratégie consiste en l’installation de comités départementaux et sous-préfectoraux. A ce jour, quatre comités départementaux ont été installés. Ce sont les comités de Grand-Bassam, d'Aboisso, Adiaké et de Tiapoum.

Les comités sous-préfectoraux à installer sont censés travailler en étroite collaboration avec 35 comités villageois dans lesdits départements. Ils sont chargés, à chaque niveau, de travailler en amont, au cours de l’année 2017 « à réduire pour, à terme, annihiler le fléau de la traite et du travail des enfants dans la région du Sud-Comoé », a dit M. Paul Ahimain, coordinateur régional de la lutte contre le trafic des enfants.

Les acteurs de la lutte contre le travail des enfants ont pris en fin d’année l’engagement solennel de cette lutte, à la salle des mariages de la mairie de Bonoua. Le lancement officiel des activités des comités sectoriels  qui a eu lieu récemment, a offert l’occasion à M. Ahimain, d’expliquer à l’assistance, le projet dans ses grandes articulations. Il bénéficiera, a-t-il dit, aux jeunes filles et jeunes garçons non scolarisés ou déscolarisés, aux filles-mères et aux enfants de moins de 16 ans sans activité.

Il est censé s’étendre sur 12 mois, à compter du mois de janvier 2017. Le projet consistera dans sa première phase, à sensibiliser les populations à une prise de conscience et à la dénonciation des cas constatés. Le succès de cette phase reposera sur la formation des membres des comités aux techniques d’animation et de sensibilisation. Suivra la phase 2 qui elle, procédera à l’identification des cas d’exploitation et de trafic d’enfants, à leur recensement éventuel en vue  de leur insertion sociale et économique.

Une phase d’intégration qui revêt une importance capitale pour le coordinateur. Parce que ^pour lui, « les grandes réunions, les séminaires et autres ateliers ne serviront à rien s’ils ne sont suivis d’actes concrets ». L’ultime objectif étant d’enrayer le fléau d’ici à 2020 pour faire entre le pays de plain-pied dans le cercle des nations modernes.


ARSÈNE KANGA
CORRESPONDANT RÉGIONAL

 

 

Lire 66 times Dernière modification le jeudi, 12 janvier 2017 11:50