Capitaux décès: Le Dg de l’Ips-Cgrae invite les détenteurs de certificat à se faire payer

Capitaux décès: Le Dg de l’Ips-Cgrae invite les détenteurs de certificat à se faire payer

mardi, 10 janvier 2017 17:38
Abdrahamane Berté entouré du directeur qualité, Seydou Coulibaly (à sa droite) et du Dga, Eugène Niankan. Abdrahamane Berté entouré du directeur qualité, Seydou Coulibaly (à sa droite) et du Dga, Eugène Niankan. Crédits: Photo Sébastien Kouassi

L’orateur a abordé d’autres préoccupations qui fâchent les travailleurs grévistes, à savoir la pension de veuve, la politique sociale de l’institution, etc. S’agissant de la pension de veuve dont le paiement ne serait pas systématique, il a encore rassuré les fonctionnaires quant aux améliorations qu’apporte la réforme de 2012.

Capitaux décès: Le Dg de l’Ips-Cgrae invite les détenteurs de certificat à se faire payer

En marge de la cérémonie de remise du certificat Iso 9001 version 2008, Abdrahamane Berté, directeur général de l’Institution de prévoyance sociale-caisse générale des agents de l’état (Ips-Cgrae), organisme chargé des pensions des fonctionnaires, a annoncé des mesures de nature à apaiser le front social.

L’information en valait la peine selon lui, d’insister sur certains acquis, au moment où ceux-ci ont entamé une grève de cinq jours. Ainsi, en marge de la cérémonie qui s’est déroulée hier au siège, il a invité les travailleurs à entrer en possession de leurs droits. «…Les capitaux décès continuent d’être payés au niveau de l’Ips-Cgrae. J’invite aujourd’hui tous ceux qui sont porteurs d’une décision de concession d’un capital décès à se présenter dans toutes les agences de l’Ips-Cgrae pour accomplir les formalités en vue de l’obtention de leurs droits », a-t-il tenu à préciser.

L’orateur a abordé d’autres préoccupations qui fâchent les travailleurs grévistes, à savoir la pension de veuve, la politique sociale de l’institution, etc. S’agissant de la pension de veuve dont le paiement ne serait pas systématique, il a encore rassuré les fonctionnaires quant aux améliorations qu’apporte la réforme de 2012.

« Avant la veuve ne pouvait pas toucher facilement la pension de réversion, tant les conditions étaient drastiques. Car il y avait une distinction entre les veuves, selon que le défunt bénéficiait d’une pension proportionnelle ou d’une pension d’ancienneté. Il fallait que le mariage ait eu lieu deux ans avant le départ à la retraite du fonctionnaire. On nous dit également qu’elle doit attendre 60 ans avant de bénéficier d’une pension de réversion. Mais dans l’ancienne législation, elle attendait aussi 55 ans. Du fait que l’âge a été augmenté à 60 ans, il est normal qu’elle attende 60 ans. C’est le même dispositif ».

Quant à la politique sociale mise en place par l’Ips-Cgrae, l’homme qui précise que l’institution qu’il dirige est marquée par un régime d’assurance vieillesse et non une assurance décès ne saurait faire preuve de « cynisme » à l’endroit des travailleurs. Il a annoncé un atelier national les 23, 24 et 25 février, de tous les acteurs du système de la prévoyance sociale. Mais déjà, un comité ministériel sera mis en place pour répondre à ces préoccupations et faire des propositions au gouvernement.

La retraite complémentaire par capitalisation, encore à l’étude constitue un avantage, permettant au travailleur de bénéficier « d’une rente viagère substantielle en complément de la pension de retraite normale », selon le directeur général de l’Ips-Cgrae.


MARCELLINE GNEPROUST

Lire 116 times Dernière modification le mardi, 10 janvier 2017 19:03