Bonoua: Les populations sensibilisées à la déclaration des naissances

Bonoua: Les populations sensibilisées à la déclaration des naissances

mardi, 10 janvier 2017 18:26
Bonoua: Les populations sensibilisées à la déclaration des naissances Bonoua: Les populations sensibilisées à la déclaration des naissances Crédits: Archives ( DR)

De nombreux parents de nouveau-nés rechignent encore à déclarer à l’Etat civil leur progéniture et à leur établir des actes de naissance. En dépit des nombreux appels lancés par les équipes municipales successives, la situation tarde à évoluer positivement dans le sens souhaité par celles-ci.

C’est en tout cas le constat fait par l’organisation non gouvernementale « Espérance » qui évolue dans le domaine du bien-être de la femme et de l’enfant. Au cours de ses activités de délivrance gratuite d’actes de naissance sur la période de mars 2015 à novembre 2016, l’ONG a permis à 723 enfants du sud Comoé d’être en possession de ces précieux documents. Alors que de nombreux cas recensés majoritairement dans le milieu rural sont en attente d’être satisfaits.

Ce qui fait dire à la présidente de « Espérance », Mme Boguiffo Brigitte que la situation tout en étant préoccupante demeure un défi à la fois pour les autorités locales, les organisations de la société civile que pour les gouvernants.

Cette situation, déplore-t-elle, est préjudiciable à plus d’un millier d’enfants dans la région du Sud-Comoé. Car, même quand les directeurs d’établissements primaires acceptent d’inscrire les enfants non déclarés et ce, dans l’attente de la production future des extraits de naissance, les parents ne s’en préoccupent plus une fois l’enfant inscrit.

Dès lors, quand ils arrivent en classe de CM2 où ils doivent passer l’examen de l’entrée en sixième, ces enfants sont pénalisés par la faute de leurs parents. C’est pour entrevoir une solution durable à cette situation qu’elle et son organisation ont organisé récemment une journée de sensibilisation des parents et notamment des mères de familles pour leur expliquer « la nécessité de la déclaration leurs enfants à la mairie ou à la sous-préfecture ».

Car, a-t-elle soutenu, la déclaration des naissances est profitable à tous, au gouvernant et au bénéficiaire. Un enfant non déclaré, a-t-elle expliqué est un problème pour l’Etat, les parents et pour lui-même. Etant inexistant sur le fichier de l’Etat civil du pays, il est civilement  inexistant a-t-elle conclu.

 

ARSENE KANGA

CORRESPONDANT REGIONAL

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Écrit par  Théodore Kouadio
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