Pour une nouvelle rentrée scolaire et universitaire apaisée
jeudi, 08 septembre 2016 09:52

Pour une nouvelle rentrée scolaire et universitaire apaisée Featured

Écrit par MONSOH KOUASSI SIMPLICE
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Dans l’enseignement supérieur, on retiendra que ‘’le cafouillage’’ dans l’organisation des oraux de l’examen du Brevet de technicien supérieur (Bts) cette année devrait désormais être évité pour ne pas  davantage contribuer à porter un discrédit à ce diplôme.

Pour une nouvelle rentrée scolaire et universitaire apaisée

La rentrée scolaire 2016-2017 reprendra bientôt ses droits. À  l’Éducation nationale et dans l’Enseignement professionnel technique, les choses se sont dans l’ensemble bien déroulées l’année dernière. Sans vouloir accorder un total satisfécit aux responsables de ces deux ministères, force est reconnaître que des efforts appréciables allant dans le sens d’un environnement scolaire sans tumultes et donc apaisé ont été faits.

Malgré des difficultés réelles, parce qu’un cadre de concertation fécond a été mis en place dans ces ‘’bouillants’’ ministères, l’année scolaire s’est bien déroulée. Cela a permis d’aplanir les incompréhensions et les obstacles susceptibles d’obstruer le bon déroulement de l’année académique. Résultat : réduction des grèves, achèvement des programmes dans le temps imparti, organisation réussie des examens à grands tirages avec des taux de réussite satisfaisants.

Cependant, cette embellie aurait pu être excellente si le problème de candidats au Bac 2015-2016 n’ayant pas obtenu de convocations et donc non autorisés à composer, n’était venu écorner la dynamique engagée. Par ailleurs, souhaitons que la réinstauration des cours les mercredis à l’école primaire, laquelle suscite déjà des grincements de dents, ne soit pas un frein à la bonne marche de l’année scolaire.

Dans l’enseignement supérieur, on retiendra que ‘’le cafouillage’’ dans l’organisation des oraux de l’examen du Brevet de technicien supérieur (Bts) cette année devrait désormais être évité pour ne pas  davantage contribuer à porter un discrédit à ce diplôme. Et cela d’autant plus que le problème de stage et d’insertion professionnelle avec ce parchemin se posent avec acuité.

Dans les universités publiques (Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et Lorougnon Guédé à Daloa), l’année académique 2015-2016, pas encore achevée, fut marquée par des actes de violence sur des biens publics et privés, de vives échauffourées entre forces de l’ordre et étudiants, des grèves répétées. Afin de mieux appréhender les choses dans cet univers de la réflexion critique, il faudrait avoir un regard distancé et froid. Autonomes, les différentes universités publiques ont certes des difficultés qui leurs sont propres. Il n’en demeure pas moins cependant qu’elles partagent ensemble certaines préoccupations : réduction du nombre de boursiers, difficultés de logements et de restauration des étudiants, bibliothèques peu ou mal équipées, enseignants en nombre insuffisant, difficultés d’encadrement des mémoires et thèses des étudiants, liées essentiellement à une grande indisponibilité des enseignants, primes de recherches des enseignants et celui du personnel administratif dérisoires et de surcroît irrégulières, etc.

À l’université Félix Houphouët-Boigny, par exemple, les problèmes accumulés durant de nombreuses années sans que des réponses appropriées n’aient été trouvées, détonent de manière assourdissante aujourd’hui. Déjà faiblement pourvu sur le plan infrastructurel, elle s’apprête à accueillir de nouveaux bacheliers en sus des milliers autres ‘’carriéristes’’ qui s’y trouvent à leur corps défendant. On peut amplement mesurer les effets néfastes de cette surpopulation estudiantine sur la qualité de l’enseignement et de l’encadrement.

Malgré ces difficultés, les étudiants doivent résolument s’intéresser à ce qui fonde leur raison d’être : les études. Autrement, ils auront plus tard de grands remords comme le relève explicitement cette pensée inscrite au fronton d’un établissement d’enseignement supérieur : « Ce que tu refuses aujourd’hui d’apprendre dans le calme, demain tu l’apprendras à tes dépends dans les larmes ». Cette autre phrase d’un responsable d’une prestigieuse université américaine, nous avise qu’il n’est point besoin de s’interroger sur la relation entre éducation et développement, précisément sur la nécessité de fournir les moyens conséquents à l’éducation pour sortir de la pénombre : « Si l’éducation coûte chère, essayez l’ignorance ». Vivement donc un plan programme d’investissement et d’équipement d’envergure pour sauver nos temples du savoir.

MONSOH KOUASSI SIMPLICE
Un citoyen 

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