Où veut nous conduire le Front du refus ? Kabila, la nouvelle cible de l’Occident

Où veut nous conduire le Front du refus ? Kabila, la nouvelle cible de l’Occident

mardi, 22 novembre 2016 11:40
Où veut nous conduire le Front du refus ? Kabila, la nouvelle cible de l’Occident Crédits: DR

Après le référendum, si l’on en croyait la presse bleue et les harangues du Front du refus, nous devrions être en train de filmer la lagune ébrié changée en fleuve de sang, les villes de Côte d’Ivoire couvertes de pluies de sauterelles, et la mort de tous les premiers-nés.

Où veut nous conduire le Front du refus ? Kabila, la nouvelle cible de l’Occident

Le mois prochain, les électeurs ivoiriens seront encore appelés aux urnes pour élire leurs députés. Pendant que ceux qui ont des propositions à présenter au peuple s’activent pour affiner leurs stratégies, certains, qui s’enorgueillissent d’appartenir au Front du refus, ont du mal à se défaire de leur anachronisme. Le référendum est bien terminé.

La Constitution de la IIIe République a bien été promulguée. Les dates de dépôt des candidatures à la députation, celles de la campagne électorale et du jour des votes, telles que prévues par la Commission électorale indépendante (Cei), sont bien sues de tous. Alors ? Alors on avance… et il est dans l’ordre des choses que tous ne puissent pas emprunter le train à la même heure.

Après le référendum, si l’on en croyait la presse bleue et les harangues du Front du refus, nous devrions être en train de filmer la lagune ébrié changée en fleuve de sang, les villes de Côte d’Ivoire couvertes de pluies de sauterelles, et la mort de tous les premiers-nés. Il n’en est rien, et le soleil qui se lève chaque jour à l’Est brille de tout son éclat.

En démocratie, la règle est que le pouvoir appartient au peuple qui vote, et choisit l’orientation à donner à son destin. Les boycotts, pour être ‘’productifs’’, supposent que la parole de ceux qui en tiennent le leadership est suivie à la lettre. Or, l’opposition ivoirienne dans ce qu’elle donne à voir est si fragmentée que ses mots d’ordre sont devenus de véritables dérapages verbaux. Si derrière l’écume des discours et la revue de détails quotidienne, existe bien une constance, l’on se demande où le Front du refus voudrait réellement nous conduire.

Par sa non-participation à la dernière législature, l’opposition n’a pu influer sur les grandes décisions du pays. Tout au plus elle a cru susciter l’indiscipline de certains députés du Rhdp et vouer aux gémonies certains de ses membres prétendus modérés.

Aujourd’hui, dans le jeu politique, tout est possible ! Brexit, Trump, la sortie de Sarkozy, la contestation de l’accord final d’achèvement du conflit et de construction d’une paix stable et durable en Colombie, laissent présager que sur le champ politique, tout le monde peut tenter sa chance et nous devons nous attendre à tout désormais. D’ailleurs, l’une des caractéristiques de la démocratie est que la voix du charbonnier a la même valeur comptable que celle du financier, du ministre ou même du Chef de l’État.

Au jeu du plus grand nombre, il est bien dommage qu’en Côte d’Ivoire certains aient fait le choix de la politique de la chaise vide. Sans ancrage de terrain, sans réseau d’élus, peut-on prétendre reconquérir le pouvoir sans être suspecté de ce que l’on dit exécré: le complot ? Pour penser à une alternance démocratique du pouvoir il faut bien participer aux élections et montrer par la voie des urnes que l’on est majoritaire. Autrement, l’on en est réduit, comme ici en Côte d’Ivoire, à fomenter des troubles ou à se consoler de la débâcle des Sarkozy et autres. Piètre réconfort ! 

PAR OUMOU D.

 

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Écrit par  Victorien N'guessan KOUAKOU
Lire 415 times Dernière modification le mardi, 22 novembre 2016 11:48