RDC: le Front pour le respect de la Constitution assure qu'il va signer l'accord

RDC: le Front pour le respect de la Constitution assure qu'il va signer l'accord

jeudi, 05 janvier 2017 14:43
Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC de Jean-Pierre Bemba, s'est engagée au nom du Front pour le respect de la Constitution. Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC de Jean-Pierre Bemba, s'est engagée au nom du Front pour le respect de la Constitution. Crédits: RFI/Habibou Bangré

La présidence du comité de suivi est attribuée à l’opposant historique Etienne Tshisekedi lui-même, et pas au Rassemblement, a souligné à la sortie de cette rencontre l’abbé Nsholé, secrétaire général de la Cenco.

RDC: le Front pour le respect de la Constitution assure qu'il va signer l'accord

Les évêques de la Cenco poursuivent leur médiation pour convaincre les non signataires de l’accord de sortie de crise à accepter le texte. La Conférence épiscopale nationale du Congo a rencontré ce jeudi matin le Front pour le respect de la Constitution, dont le Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, est le chef de file. Le Front a assuré, ce 5 janvier, qu’il signerait le texte.

L’engagement a été pris publiquement par Eve Bazaiba, secrétaire général du MLC, au nom du Front pour le respect de la Constitution. Une promesse faite devant les évêques et la presse. Reste à savoir quand exactement. On sait que les évêques commencent à rentrer dans leur paroisse dès demain.

La rencontre a été des plus solennelles. C’est la première fois que les évêques faisaient le déplacement. Le Front pour le respect de la Constitution voulait que son rôle soit reconnu, notamment au sein du comité de suivi de l’accord, pour servir de contrepoids au Rassemblement - qui a déjà la primature - et à la majorité - qui conserve la présidence.

La question du comité de suivi

La présidence du comité de suivi est attribuée à l’opposant historique Etienne Tshisekedi lui-même, et pas au Rassemblement, a souligné à la sortie de cette rencontre l’abbé Nsholé, secrétaire général de la Cenco. Et c’est peut-être là où le Front pourrait jouer un rôle plus actif face au vieux leader qui ne pourra pas faire le suivi au quotidien.

La composition et le fonctionnement du comité du suivi font partie des points qu’il reste à négocier dans l’arrangement particulier avec les autres composantes de ce dialogue sous l'égide de l'Eglise catholique.

Le Front a également abordé d’autres sujets de préoccupation : la fermeture de ses médias, la détention au secret de certains membres des mouvements citoyens dont Carbone Beni du mouvement Filimbi, et même le cas de Jean-Pierre Bemba. Les évêques ont promis leur assistance « dans la mesure dans leur capacité ».

Dans l'attente d'un rendez-vous avec le Premier ministre

Rien n’est encore fixé. Samy Badibanga refuse pour le moment de signer l’accord qui pourrait faire sauter son gouvernement. « La Cenco a nié son poids politique jusqu’à présent et c’est une erreur », disait l’un de ses proches, rappelant que le chef du gouvernement et ses partisans pouvaient bloquer le processus à deux niveaux : en refusant de démissionner pour le Premier ministre ou en refusant de voter en faveur du nouveau gouvernement pour ses partisans à l’Assemblée.

Des partisans qui dénoncent également le fait que ce soit un accord pour régler les problèmes entre personnalités, le président Kabila, Etienne Tshisekedi et surtout que cet accord ne règle pas la question de fond, à savoir le calendrier précis des élections. Mais le Premier ministre devait peut-être d’abord rencontrer le chef de l’Etat avant de recevoir les évêques. On devrait en savoir plus dans l’après-midi.

RFI

Évaluer cet article
(0 votes)
Écrit par  RFI
Lire 49 times Dernière modification le jeudi, 05 janvier 2017 14:56