L'escale américaine de la présidente de Taïwan met en rage Pékin

L'escale américaine de la présidente de Taïwan met en rage Pékin

lundi, 09 janvier 2017 19:18
L'escale américaine de la présidente de Taïwan met en rage Pékin Crédits: REUTERS/James Nielsen

L'escale américaine de la présidente de Taïwan met en rage Pékin

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a entamé un voyage de 9 jours au cours duquel elle se rendra au Honduras, au Nicaragua, au Guatemala et au Salvador. Tous ces pays reconnaissent l'indépendance de Taiwan au grand regret de la Chine qui considère l'île comme partie intégrante de son territoire.

Ce voyage donc ne plaît pas à Pékin, d'autant que la présidente taïwanaise pour se rendre en Amérique centrale a transité par les États-Unis. Il y a quelques semaines pourtant le gouvernement chinois avait sommé Washington de ne pas laisser Tsai Ing-Weng entrer sur le sol américain.

Pékin ne voyait pas d'un bon œil l'escale de Tsai Ing Wen aux États-Unis. La rencontre entre la présidente taïwanaise et Ted Cruz, ex-candidat à la primaire républicaine et sénateur du Texas est venue confirmée ses craintes : « Nous sommes résolument opposés à toute rencontre entre la dirigeante de Taïwan et des responsables américains sous prétexte de transit ».

Depuis décembre, les tensions entre la Chine et la future administration Trump sont de plus en plus vives. En acceptant de recevoir par téléphone les félicitations de Tsai Ing-Wen à la suite de son élection, Donald Trump avait bafoué le principe « d'une seule Chine ».

Et voilà qu'une nouvelle fois, un élu américain n'en a que faire. Le Global Times, un journal très proche du Parti communiste chinois menace les Etats-Unis : si cela continue, Pékin « prendra sa revanche » et « brisera les liens » qui l'unissent avec Washington.

Avant son retour à Taïwan, Tsai Ing Wen doit à nouveau transiter par les États-Unis, ce sera le 13 janvier. Rien ne dit pour l'instant qu'elle rencontrera Donald Trump, mais lors d'une récente conférence de presse, le président élu a laissé planer le doute. Pour Pékin, les relations sino-américaines atteindraient alors un point de non-retour.

RFI

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Écrit par  RFI
Lire 69 times Dernière modification le lundi, 09 janvier 2017 19:24