FESPACO 2017 : La Côte d’Ivoire veut décrocher l’Étalon d'or du Yenenga

FESPACO 2017 : La Côte d’Ivoire veut décrocher l’Étalon d'or du Yenenga

vendredi, 06 janvier 2017 16:43

Le lancement de la 25e édition du grand rendez-vous cinématographique africain prévu du 25 février au 4 mars a eu lieu hier, au Palais de la culture Bernard Dadié de Treichville.

FESPACO 2017 : La Côte d’Ivoire veut décrocher l’Étalon d'or du Yenenga

Les films ivoiriens retenus pour l’étalon du Yenenga sont « L’interprète » d’Olivier Meliche Koné et « Innocent malgré tout » de Kouamé Jean de dieu Konan/Kouamé Mathurin Samuel. Deux films sur les 20 en participation (Cf tableau).

Le ministre de la Culture et de la Francophonie compte sur ces représentants pour décrocher, cette année, le trophée. Il l’a affirmé lors de son allocution, jeudi 5 janvier 2017, au Palais de la culture Bernard Dadié de Treichville, dans une salle archicomble. Honoré que la Côte d’Ivoire soit le pays invité d’honneur, il a remercié les organisateurs du Fespaco et promis d’être à la hauteur de l’honneur fait au pays.

Pour ce faire, il peut, en marge des activités cinématographiques (la projection des 150 films retenus sur les 1000), compter sur la star ivoirienne.
Alpha Blondy, qui sera chargé d’offrir une prestation à l’ouverture, en présence du Chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, au stade du 4 août d’une capacité d’accueil de 35000 places. Jouer de la notoriété de ses acteurs, de ses célébrités tels que Akissi Delta, Gohou Michel, Michel Bohiri, Clémentine Papouet sont des pistes à explorer pour accroître la visibilité du pays.

Art gastronomique et culinaire ? mode, art oratoire (slam et conte) sont autant d’atouts sur lesquels compte le pays pour assurer l’animation du village.
Akwaba (bienvenue en Akan de Côte d’Ivoire), espace permettant de traduire le festival dans sa phase populaire avec des rencontres, des échanges en toute détraction, de même que des dépenses importantes valant deux, trois à quatre fois le prix d’un ticket.

Cet aspect économique est d’ailleurs l’un des aspects auxquels tient le comité d’organisation qui entend renforcer le Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica) dont c’est la dix-huitième édition avec ses milliers de cassettes vidéo en majorité Vhs qui constituent une bourse de programmes audiovisuels africains et sur l’Afrique, dont le visionnage est accessible à tous les professionnels du cinéma. Grâce aux stands de visionnage, stands de promotion proposés aux festivals partenaires, aux maisons de production de films ou de vente de matériels cinématographiques, aux agences de communication, aux Ong, etc.

Une chose est sûre, la journée sera consacrée aux axes de développement du cinéma africain dans sa forme marchande.
Cette vingt-cinquième édition entend valoriser le thème « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel », axe central des rencontres de ce Fespaco. L’un des défis est aussi de numériser 3 salles de cinéma.

Mais la compétition s’étend au-delà des longs métrages. Il y a des courts métrages, des documentaires, des séries télés et des films des écoles. Et le Fespaco, c’est beaucoup plus qu’une compétition. Ce sont des tables rondes, des conférences thématiques, des masters class qui favorisent le contact apprenant-sachant et attisent le côté professionnel de l’événement.

Ardiouma Soma, dg du Fespaco, a pris l’engagement de poursuivre la professionnalisation de la rencontre et de réussir la numérisation des projections et la transformation du Mica en un marché dynamique. Il n’a pas manqué de remercier le gouvernement burkinabé, soutien essentiel depuis 1969, date de la création du festival et les soutiens internationaux. Avant lui, le ministre Tahirou Barry, l’ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire et le représentant du maire de Treichville ont mis en exergue la fraternité des peuples ivoirien et burkinabé.

ALEX KIPRÉ

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Écrit par  Cheickna Dabou
Lire 333 times Dernière modification le vendredi, 06 janvier 2017 17:06